Ferrari occupe la place centrale de cette sélection, avec une continuité très lisible entre les flat-12 centraux de la fin des années 1970/1980, les grandes évolutions techniques du début des années 1990 et les déclinaisons modernes les plus affûtées. La Ferrari 512 BB (lot 39, 160 000 – 200 000 €) rappelle la période où la marque installe durablement son douze cylindres en position centrale arrière sur une GT de route. Cette BB, châssis 28057, est unique en son genre. Livrée neuve en Allemagne, passée par l’Autriche puis entrée en collection en France en 2012, elle a été modifiée par le propriétaire actuel avec, notamment, le remplacement des feux rectangulaires habituels par deux feux ronds, des ajustements sur les jantes et le remplacement des cornets de carburateurs, esthétiquement plus beaux selon lui.
Dans la même lignée mais à l’étape suivante, la 512 BBi (lot 44). Introduite en 1981, la Ferrari 512 BBi adopte l’injection Bosch K-Jetronic, évolution technique qui marque l’ultime phase de la lignée Berlinetta Boxer avant l’arrivée de la Testarossa. La transition vers l’injection est explicitement mentionnée comme l’élément technique distinctif par rapport à la version à carburateurs. Cet exemplaire proposé dans sa teinte d’origine Giallo Fly n’a que 12 700 km. Méticuleusement entretenu et en bon état de fonctionnement, ce modèle est estimé entre 250 000 et 300 000 €.
Plus loin dans le temps mais toujours avec un 12 cylindres à plat, la 512 TR. Équipée d’un moteur 4,9 litres développant 428 chevaux, elle a été produite de 1991 à 1994. La 512 TR (lot 40), châssis ZFFLA40B000093328, est livrée neuve en Allemagne le 2 avril 1992 par Ferrari Rosenmaier. Elle arbore une teinte Rosso Corsa avec intérieur cuir noir et affiche 61 700 km. En novembre 2024, une révision complète a été effectuée chez Ferrari Gauduel à Lyon, comprenant notamment le remplacement des courroies de distribution, des pneus, de la butée d’embrayage et des modules de puissance. Ce modèle est estimé entre 160 000 et 220 000 euros
Plus accessible au sein de la gamme Ferrari proposée se trouve la Ferrari 348 TS. Présentée au Salon de Francfort en 1989, elle succède aux Ferrari 308 et Ferrari 328. La désignation 348 « TS » correspond à la version à toit amovible, par opposition à la 348 « TB » qui représente la berlinette. L’exemplaire proposé (lot 38), châssis ZFFKA36B000092133, a été livré par les établissements Pozzi. Un remplacement de compteur est intervenu avant son propriétaire actuel ; l’écart mentionné est de 6 447 km, portant le kilométrage réel à un peu moins de 52 000 km. En juillet 2024, la distribution a été remplacée et moins de 500 km ont été parcourus depuis cette intervention. Ce modèle est estimé entre 65 000 et 85 000 euros.
Côté Ferrari plus récentes, la 430 Scuderia. Présentée en 2007 au Salon de Francfort, elle constitue l’évolution la plus performante de la F430. Son V8 atmosphérique de 4,3 litres développe 510 ch à 8 500 tr/min, soit 20 ch supplémentaires par rapport à la berlinette de base. Cette Scuderia (lot 42), châssis ZFFKZ64B000160718, est présentée dans une teinte exclusive Rosso Scuderia et affiche un peu plus de 85 000 km. Son estimation se situe entre 160 000 et 210 000 euros.
Au sommet de la sélection Ferrari, la 599 GTO. Présentée en 2010, la GTO est directement dérivée de la 599 XX, modèle, sur base de la 599 GTB, développé dans le cadre du programme XX réservé à la piste. Elle en reprend l’architecture générale ainsi qu’une partie des évolutions techniques appliquées à la version compétition. Son V12 atmosphérique développe 670 ch à 8 200 tr/min, ce qui en fait, lors de sa présentation, la Ferrari de route la plus puissante produite par la marque. L’exemplaire (lot 43) proposé par la Maison Aguttes est livré neuf le 25 juin 2010 en Rosso Formula 1 2007 (teinte triple couche Tailor Made), avec un intérieur Alcantara noir et un arceau optionnel mentionné, et affiche un peu plus de 30 200 km. Estimé entre 750 000 et 850 000 euros.
À côté de ce bloc italien, la vente propose un trio Mercedes et deux américaines, chacune présentée avec des éléments concrets de configuration et d’historique. La Mercedes-Benz E 55 AMG break (lot 31), produite à seulement 1 700 exemplaires. Ce modèle affichant un peu moins de 134 000 km est estimé entre 14 000 et 18 000 euros. Toujours dans la même philosophie des breaks de chasse, se trouve la Mercedes C63 AMG (lot 32). L’exemplaire proposé ici dispose du « Pack Performance » qui offre un gain de 30 ch par rapport à la version standard, soit 487 ch. Ce modèle est l’un des 84 vendus neufs en France et son estimation se situe entre 50 000 et 60 000 euros. Autre interprétation allemande plus radicale, la Mercedes-Benz 300 E 3.6 Brabus (lot 35). Vendue neuve en Allemagne en décembre 1986, elle reçoit dès l’origine une préparation Brabus avec moteur 3 litres AB4 et un kit carrosserie. Importée en France en 2000, elle adopte ensuite un moteur 3,6 litres Brabus disposant d’une culasse et d’un vilebrequin spécifique. Son estimation se situe entre 35 000 et 55 000 euros.
Du côté américain, Aguttes propose la Dodge Viper GTS (lot 18). Véritable icône américaine, elle embarque un V10 atmosphérique de 8 litres d’une puissance de 450 ch transmise aux roues arrière. Livré neuf en Allemagne en 1999, cet exemplaire affiche un peu plus de 55 300 km et est estimé entre 45 000 et 65 000 euros. Plus récente et encore plus démonstrative, la Dodge Charger SRT Hellcat ex-Thiago Motta (lot 19). Donnée pour plus de 700 ch, elle affiche un peu moins de 31 500 km et a fait l’objet d’une réception à titre isolé pour son immatriculation en France. Son estimation est comprise entre 60 000 et 80 000 euros.
Dans un registre plus classique, la Lamborghini 400 GT Spyder by Jerry Fandydis (lot 84). À l’origine livrée neuve à Milan, cette 400 GT Coupé a été transformée en version Spyder aux États-Unis dans les années 1990. Le châssis 01267 se présente aujourd’hui en très bel état général et est estimé entre 280 000 et 340 000 euros. Toujours dans l’esprit des icônes historiques, l’Alpine-Renault A110 1600S ex-Gendarmerie (lot 62). L’une des 11 Berlinette 1600S livrées à la Gendarmerie nationale, châssis 16823, elle a fait l’objet d’une restauration et d’une préparation comprenant notamment un moteur 1 950 cm³ Carcreff et une boîte de vitesses compétition à crabots. Son estimation se situe entre 90 000 et 120 000 euros. La Porsche 356 C Carrera 2000 GS (lot 59) représente quant à elle le sommet technologique des 356 de route. Produite à 126 exemplaires, elle est équipée du moteur 1 966 cm³ à quatre arbres à cames et double allumage développant 130 ch. Le châssis 126198 dispose d’un historique documenté et son estimation est comprise entre 350 000 et 450 000 euros.
Enfin, le volet compétition n’est pas en reste avec la Porsche 993 3.8 Cup « Evo RSR » (lot 68), version compétition dérivée de la génération 993. Elle adopte le flat-six 3,8 litres développant un peu plus de 300 ch et bénéficie d’un châssis allégé de 250 kg par rapport à la RS classique. Elle est estimée entre 220 000 et 280 000 euros. La Peugeot 905 Martini (lot 63), issue de la formule monotype, est animée par le moteur XU9J4 de 1 903 cm³ développant 220 ch à 7 500 tr/min. Son estimation se situe entre 60 000 et 80 000 euros. Enfin, la Fiat 124 Spider Abarth Rally Groupe 4 (lot 67), victorieuse de la saison 1973 en Championnat du monde des Rallyes. Le modèle présenté a été préparé aux débuts des années 2010 conformément aux spécifications de l’époque à partir d’une 124 Spider Abarth stradale. Son estimation se situe entre 80 000 et 120 000 euros.
Intitulée Vente de Printemps, la session organisée par Aguttes le 15 mars 2026 à Paris inclut également plusieurs aéronefs inscrits au catalogue de la même vacation. Présentés au sein de la même journée d’enchères, ces appareils viennent compléter l’offre automobile, élargissant le périmètre de la vente à un second univers mécanique. Découvrez le catalogue complet de la vente ICI.
