Comme vous le savez, la France n’est pas vraiment sur une trajectoire de relâchement des taxes à l’immatriculation des voitures neuves. Depuis le début de l’année, on a droit à un malus écologique de 70 000€ dès qu’on achète une auto revendiquant plus de 192 g/km de CO2, un chiffre pas si élevé dans l’absolu qui englobe la quasi-totalité des sportives thermiques au-dessus du segment des citadines et des compactes. Et aujourd’hui, même les petites autos thermiques populaires ont droit à un petit malus (puisqu’il démarre à 113 g/km).
Il y a aussi un malus « masse » qui démarre à partir de 1 600 kg pour les voitures thermiques et à 1 800 kg pour les véhicules hybrides rechargeables à grosses batteries, ce qui pénalise assez fortement les modèles familiaux même les plus « sages ».
Cette hausse des taxes à l’immatriculation des voitures neuves doit se poursuivre dans les années à venir et attention, le gouvernement chercherait à les augmenter significativement dès le début de l’année prochaine.
Le ministre des Transports Philippe Tabarot a récemment reçu un rapport de 180 pages de l’ancien ministre Dominique Bussereau et pour trouver de l’argent, il préconise d’abaisser le seuil du malus « masse » à 1 400 kg pour l’année 2026 au lieu de 1 500 kg comme c’est prévu.
Or 1 400 kg (en ajoutant les 75 kg du conducteur comme c’est la règle), ça ferait rentrer quasiment toutes les voitures neuves du marché dans ce champ du malus « masse ». La plupart des modèles compacts serait concernés et même les voitures électriques y auraient droit puisque le projet ne prévoit qu’un abattement de 400 kg pour elles au-dessus de ce chiffre !
Le rapport chiffre le gain de recettes fiscales d’une telle mesure à 400 millions d’euros au minimum, mais ça ressemble à une fourchette très basse sachant que les voitures deviennent chaque année de plus en plus lourdes et que le chiffre de 1400 kg avec conducteur est une limite extrêmement basse. Évidemment, la filière automobile française est vent debout contre ces projets. Ces taxes sont devenues un moyen de financement important pour l’état français : 737 millions d’euros rien que sur le premier semestre de l’année 2024.




