Prétendante à l’élection de la sportive de l’année 2025 dans le numéro 126 de Motorsport, la Turbo SE avait révélé un excellent châssis, homogène, rigoureux, capable de rivaliser avec une 992 Carrera S sur circuit, mais la voiture manquait de ce piment qui fait frissonner. Notre balance mesurait 1 470 kg, les amortisseurs passifs laissaient percevoir un potentiel inexploité, et l’on rêvait tout haut de combinés réglables et davantage de puissance. Lotus a visiblement lu entre les lignes.
L’Emira 420 Sport se place au sommet de la gamme et répond point par point. Le quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres progresse à 420 ch et 500 Nm de couple, soit 14 ch et 20 Nm de plus que la Turbo SE et ses 406 ch à 6 800 tr/mn. Associé à la boîte à double embrayage à huit rapports, le moteur promet des accélérations plus franches et des reprises plus immédiates. Le 0 à 100 km/h reste annoncé à 3″9, identique à la Turbo SE mesurée, mais la vitesse de pointe grimpe à 300 km/h contre 291 km/h pour Turbo SE.
Le Lightweight Handling Pack (en option) comprend un échappement en titane, une batterie lithium-ion, des composants en fibre de carbone, des amortisseurs Multimatic réglables sur deux voies et l’application Lotus Track Performance permettant de mesurer et enregistrer les temps au tour. Avec le pack, l’Emira 420 Sport génère 25 kg d’appui aérodynamique supplémentaire et perd 25 kg sur la balance pour un total de 1430 kg.
Sur le plan aérodynamique, les évolutions sont nombreuses : nouveau splitter avant, ouïes avant redessinées, bas de caisse prolongés, prises d’air agrandies, lèvre de spoiler et hayon à persiennes optimisent le refroidissement sans augmenter la traînée. Lotus annonce un gain de 15 % du flux d’air vers les radiateurs latéraux, 14 % vers le radiateur central, 10 % pour le refroidissement des freins et 30 % de flux supplémentaire vers le clapet d’échappement. De série, la garde au sol est abaissée de 5 mm et des pneumatiques haute performance font leur apparition. Le châssis en aluminium collé et la suspension à doubles triangles sont conservés, tandis que la direction assistée électrohydraulique promet toujours un ressenti particulièrement détaillé. La boîte à double embrayage à huit rapports reçoit par ailleurs de nouvelles palettes de changement de rapport en fibre de carbone ainsi qu’une haptique revue afin de renforcer l’implication du conducteur.
Nouveauté propre à toute la gamme Emira, un panneau de toit amovible en verre teinté fait son apparition. Inspiré de l’Esprit, il se retire rapidement et se range derrière les sièges dans une housse de protection.
Côté personnalisation, seize teintes sont disponibles, dont le Tangelo Orange exclusif à la 420 Sport, et neuf designs de jantes au choix dont de nouveaux modèles en alliage forgé de 20 pouces à 15 branches. Un pack extérieur en fibre de carbone est également disponible en option, comprenant le splitter avant, les bas de caisse, les évents d’ailes, les pods latéraux, le spoiler arrière et l’entourage du diffuseur. Deux nouveaux packs habillent l’habitacle : le Carbon Fibre Pack transforme l’entourage de l’écran conducteur avec une géométrie spécifique, la branche centrale du volant et l’entourage du logo dans le dossier du siège, tandis que le Hand Painted Pack reprend la teinte Tangelo Orange pour ajouter des touches sur la console centrale, la branche du volant, l’intérieur du levier de vitesses et les entourages des bouches d’aération.
Les commandes sont ouvertes dès maintenant pour une livraison à partir d’août 2026, pour un prix conseillé de 131 500 euros, auxquels il faudra ajouter le malus de 80 000 euros.