Les résultats de Stellantis ne sont pas bons avec un bénéfice d’exploitation en chute de 40%. Carlos Tavares qui n’est pas homme à perdre un sou sans réagir a indiqué qu’il allait sacrifier ses vacances pour se rendre aux Etats Unis où il a identifié les soucis les plus importants du groupe pour ensuite prendre des mesures importantes. Mais selon Automotive News, le plus gros challenge concernerait Maserati.
Les ventes mondiales ont diminué de plus de moitié au premier semestre, tombant sous la barre des 1 100 véhicules par mois, ce qui a entraîné une perte d’exploitation de 82 millions d’euros, contre un bénéfice de 121 millions d’euros au premier semestre 2023.
Pour l’ensemble de l’année, Maserati est en passe de vendre moins de 12000 véhicules alors que Stellantis prévoyait de vendre 75 000 modèles d’ici 2025.
Et comme Maserati ne devrait pas dévoiler de nouveaux modèles avant 2027, cela a fait dire à Carlos Tavares que sa patience ne sera pas très longue : « Si elles (les marques non rentables) ne gagnent pas d’argent, nous les fermerons. C’est très simple, car nous parlons d’une période de transition très difficile (où) nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir des marques qui ne rapportent pas d’argent. » Bref, Maserati pourrait donc quitter le giron Stellantis.
Sachant que la marque était contrôlée par Ferrari de 1997 à 2005 avec un relatif succès, la firme voisine de Maranello pourrait être la bonne option. Car cela permettrait de proposer de vrais produits de luxe qui ne soient pas des rebadgeages. Tout le monde se souvient des V8 Ferrari si expressifs ou encore de la spectaculaire MC12. Les clients actuels voient en effet dans le Grecale un Tonale rebadgé plus qu’une Maserati. Pour Ferrari, cela leur permettrait de faire du volume et donc de rentabiliser encore plus leurs investissements technologiques, sans pour autant perdre en image de marque et pour Stellantis, ils se débarrasseraient d’un blason qu’ils sont incapables de faire vivre correctement.