Lorsque Bugatti a lancé l’EB110 à la fin de la dernière décennie, la marque n’est pas parvenue à trouver suffisamment de clients pour survivre. Au début du siècle suivant, lorsque la firme a été rachetée par Volkswagen et a lancé la Veyron, cette dernière a parfois eu un peu de mal à remplir son carnet de commande même si, les années aidant, elle a réussi à aller écouler toute la production prévue. Sa remplaçante la Chiron a elle aussi réussi à vendre toute la production prévue de ses différentes versions et avec davantage de facilité que la Veyron.
Alors que le constructeur alsacien travaille au développement de la Tourbillon et que cette dernière doit démarrer ses premières livraisons l’année prochaine, la demande de la clientèle semble s’être encore intensifiée : d’après le directeur du design Frank Heyl interrogé sur le sujet à l’occasion du concours d’élégance de Pebble Beach par Car Buzz, la marque a déjà quatre ans de commandes devant elle pour la Tourbillon.
Si vous commandez un exemplaire de l’hypercar hybride rechargeable à moteur V16, vous ne le recevrez donc qu’en 2029 et pas avant.
Rappelons tout de même que parfois, les exemplaires « tous vendus » des constructeurs ne le sont pas forcément. C’est le cas par exemple lorsque ce sont des concessionnaires qui possèdent certains des bons de commande, et qui essaient ensuite de les vendre eux-mêmes auprès de leurs clients. La pratique est officiellement combattue par la plupart des marques d’exceptions car elle est source de spéculation, mais elle semble toujours exister. Mais pour être francs, il est fort peu probable que cela soit le cas en Europe pour des Bugatti produites à quelques centaines d’exemplaires qui se négocient bien au-delà des quatre millions d’euros pièce. Par contre, au Moyen-Orient…