Le salon Rétromobile marche-t-il sur les plates-bandes du Mondial de l’Automobile de Paris ? C’est de plus en plus le cas avec, cette année, l’inédit espace « Ultimate Supercar Garage » ajouté en complément des halls réservés au salon « classique ». Cet espace avait de quoi rappeler le temps béni où les marques comme Bugatti, Ferrari, Pagani ou Aston Martin ne manquaient jamais une édition du salon de Genève ou de Paris : On ne se rappelle même plus d’un salon européen où l’on pouvait observer autant de sportives d’exception neuves ! La première édition de cet Ultimate Supercar Garage semble s’imposer comme un succès, même si on entendait des visiteurs râler du surcoût qu’il imposait pour y rentrer.
Du côté des « incontournables » de Rétromobile, en revanche, c’était vraiment du grand classique. Toutes les références habituelles du show étaient là, de la Ferrari 250 LM jusqu’à la F40 en passant par les 250 GT châssis court, les Porsche 911 des années 70, les AC Cobra, les Bugatti d’avant-guerre, les Jaguar type E et les sportives « yougtimer ». Signalons cette année la présence remarquée d’une 300 SLR Streamliner amenée par Mercedes, d’une Ford GT40 MK3, de très belles Talbot-Lago et d’une McLaren F1.
Ce salon Rétromobile 2026 permet aussi de constater une évolution du marché de l’automobile d’exception. Lors de la vente aux enchères organisée par Gooding & Christie’s, c’est une Ferrari 288 GTO qui a atteint le prix de vente le plus élevé (plus de 9 millions). Elle a dépassé celui d’une 250 GT et une FXX K a également dépassé les 6 millions d’euros. Sachant qu’une Ferrari 250 GTO s’est vendue à un prix décevant il y a quelques semaines et qu’une Ferrari Enzo a au contraire tutoyé les 20 millions, les collectionneurs semblent se détourner des très vieilles autos de collection au bénéfice des supercars plus modernes.




