Rendez-vous du sport automobile historique depuis 2002, Le Mans Classic passe au rythme annuel en alternant désormais deux formats. Legend ouvre le bal en 2026 avec l’ère moderne de l’endurance, avant que Heritage ne prenne le relais en 2027 autour des voitures ayant couru entre 1923 et 1975. Pour cette première, Legend met à l’honneur les machines qui ont marqué la discipline de 1970 à 2015, réunies au sein des plateaux 6 à 10.
Le plateau 6 (1972-1984) rassemble les prototypes du début des années 1970 et les GT de la fin de la décennie, à l’image des Porsche 935 et 936 ou de la Ferrari 512 BB LM, sur fond de progrès aérodynamiques et d’arrivée du turbo. Le plateau 7 (1982-1993) fait revivre le Groupe C, quand Porsche s’imposait avec les 956 et 962 face à Jaguar, Mercedes-Sauber ou Peugeot, jusqu’à la victoire de Mazda et de son moteur rotatif en 1991. Le plateau 8 (1994-1999) marque le retour des GT au sommet, McLaren F1 GTR, Porsche 911 GT1 et Toyota GT-One en tête. Le plateau 9 (2000-2010) rappelle la domination de l’Audi R8 et l’intensité des catégories GT1 et GT2, tandis que le plateau 10 (2006-2015) referme l’édition avec les LMP1, LMP2 et GTE contemporaines.
En marge des courses, les parades rendent hommage aux Porsche 917 et à la Mazda 787B. Gordon Murray, invité d’honneur de cette première édition, est pour sa part célébré par un défilé de ses créations, de la McLaren F1 GTR victorieuse au Mans en 1995 à la Brabham BT42, jusqu’aux récentes GMA T.50 et T.33. Au-delà de la compétition, le rendez-vous se veut aussi festif : à la nuit tombée, concerts et séances de cinéma en plein air transforment le village en festival vintage.
En course support, le Berlinetta Challenge rassemble quatre générations de Ferrari Challenge, des 348 aux 430 en passant par les 355 et 360. Une intruse vient toutefois s’y glisser, plus moderne que les modèles au cœur du plateau : la Ferrari 458 Challenge. Absente du tracé officiel, elle sort du lot et courra aux couleurs de Carfans et des magazines du groupe NG Presse, à admirer sur place pour les spectateurs présents.
Pour tous les autres, l’épreuve se suit à distance. Pour la deuxième fois dans l’histoire du sport automobile historique, la saison passe à l’antenne, et ce week-end la diffusion couvre les courses comme les parades, jusqu’à la cérémonie officielle ouverte par le starter Alexis Pinturault à 16h ce samedi 4 juillet. Pas de billet pour Le Mans ? Rendez-vous derrière vos écrans sur la chaîne YouTube de Peter Auto, avec un commentaire en français et en anglais assuré par Bruno Vandestick, Vincent Franssen, John Hindhaugh, Bruce Jones, Andrew Marriott, Julien Hergault et Geoffroy Barre. Le samedi, le live se déploie en deux temps, de 9h00 à 12h30 puis de 15h00 à 19h20, avant de reprendre le dimanche de 9h00 à 15h20.