C’était la grosse surprise de ce dimanche : l’annonce du départ de Luca de Meo, actuel président-directeur général du groupe Renault. Arrivé en 2020, l’ancien cadre dirigeant du groupe Volkswagen semblait pourtant promis à un avenir radieux à la tête de Renault dont les finances ont été redressées ces dernières années. Mais non, le voilà en partance pour le groupe spécialisé dans le luxe Kering.
Le départ de Luca de Meo est surprenant car il reste d’énormes projets en cours au sein du groupe Renault, qu’il avait lui-même entrepris. Outre le développement d’une gamme mondiale de véhicules électriques chez Alpine, il a décidé d’abandonner le moteur Renault en Formule 1 et réorganisé à plusieurs reprises l’écurie. Avec des résultats très décevants pour l’instant puisqu’elle figure actuellement à la dernière place du classement des constructeurs derrière Sauber et Aston Martin.

Pour rappel, Alpine F1 passera dès 2026 à des moteurs Mercedes et se concentrera dès lors sur le développement de ses châssis. Flavio Briatore, le conseiller exécutif de l’écurie, a récemment assuré qu’Alpine F1 serait en mesure de gagner des courses dès l’année prochaine et de viser le titre en 2027.
Reste qu’avec une valorisation de l’écurie estimée à plus d’un milliard de dollars et un changement de direction à venir, la possibilité d’un abandon pur et simple d’Alpine F1 n’est pas à écarter compte tenu de sa faible compétitivité actuelle. Par exemple, si Renault cherchait des liquidités dans le but de venir en aide à Nissan pour un nouveau redressement. Dans la stratégie de Luca de Meo pour Alpine, le sport automobile et les sportives d’exception occupaient une place importante. Sera-ce toujours le cas après son départ ?