La Golf 7 GTI Clubsport S reste l’une des compactes sportives préférées de tous les temps selon nous. C’est pour cela que l’on ne cesse de pester contre le fait qu’elle n’a jamais été commercialisée officiellement en France. Bien que la Golf 8 n’ait pas (encore?) droit à une Clubsport S, la dernière Clubsport est ce qui se rapproche le plus de ce modèle jusqu’à l’arrivée prochaine de l’Edition 50. La Golf GTI est déjà très performante et offre tout ce que l’on attend de ce modèle iconique, mais avec plus de puissance et un comportement dynamique affiné,cela amène cette Clubsport beaucoup plus près de la Honda Civic Type R, référence de sa catégorie et apparemment imbattable. Du moins sur le papier…
Moteur, boîte de vitesses et caractéristiques techniques

- Performances en ligne droite excellentes
- Pas d’option boîte manuelle
- consommation pas exceptionnelle
Comme toutes les GTI depuis le début du millénaire, la nouvelle Clubsport restylée est équipée du quatre cylindres 2,0l EA888 turbo, développant 300 ch et 400 Nm de couple, soit autant qu’avant, ce qui est tout de même 35 ch de plus que la GTI standard. Disponible uniquement avec la boîte DSG à sept rapports, la puissance est transmise à l’essieu avant via un différentiel à commande électronique.
La dernière version du EA888 offre une puissance plus que suffisante pour les tâches à accomplir, et à 240 km/h sur l’autoroute, la Clubsport reste stable et rassurante. La vitesse maximale de la voiture de série est de 250 km/h, mais le pack Race en option elle grimpe à 270 km/h. Avec un temps de 5″6, La Clubsport est trois dixièmes plus rapide que la GTI standard pour atteindre 100 km/h.

Une traction disposant d’autant de puissance entraîne généralement des effets de couple importants dans le volant et quelques difficultés de motricité, mais une géométrie finement réglée et l’utilisation d’un différentiel électronique atténuent ce phénomène. Celui-ci vous permet d’envoyer la puissance beaucoup plus tôt que vous ne le pensez, ce qui permet de sortir des courbes avec une vitesse impressionnante, quelle que soit la topographie de la route.
Son efficacité ne fait aucun doute. Cependant, la boîte DSG fait perdre des points à la GTI Clubsport en matière d’engagement du pilote. Sans les palettes allongées de la R, les changements de rapports, même en mode Manuel, n’ajoutent pas grand-chose à l’expérience. Le caractère du EA888 est également loin d’être frissonnant, mais il n’a jamais été un moteur très excitant. Heureusement, Le son artificiel raffiné du moteur à l’intérieur de l’habitacle et sa puissance supplémentaire à haut régime en font toutefois l’une des meilleures versions.
Note du conducteur

« La Clubsport rend la Golf GTI un peu plus enthousiasmante, mais même si c’est très appréciable, elle ne parvient toujours pas à atteindre les sommets de certaines de ses principales rivales, comme la Honda Civic Type R. Espérons que la prochaine Edition 50 comblera cet écart… » – Sam Jenkins, rédacteur en chef adjoint chez evo.
Performances, conduite et tenue de route

- L’avant affûté inspire confiance
- Grande stabilité à haute vitesse
- Manque le ressenti des meilleures
Les différences en matière de conduite sont le fait des modifications du calibrage du différentiel, des amortisseurs adaptatifs et du logiciel Vehicle Dynamics qui gère l’ensemble. Volkswagen a même fait appel à Sven Bohnhorst, ancien pilote d’essai chez Bugatti, pour affiner le comportement dynamique. Ils affirment même avoir utilisé certaines caractéristiques de direction de la Bugatti Chiron Pur Sport…
Même si cela peut sembler exagéré, il est clair que VW a fait de gros efforts. La consistance et le ressenti de la direction sont encore loin de ceux de la Honda Civic Type R mais l’ensemble est toutefois bon, la crémaillère à rapport variable fonctionnant bien pour transformer les mouvements du volant en angle de braquage souhaité, quelle que soit la situation.

Agile et dotée d’un train avant vif, la Clubsport insuffle une nouvelle vie au châssis. On peut affiner ses trajectoires à l’accélérateur et elle vous connecte plutôt bien avec la route. Même avec ses 1 459 kg, la GTI Clubsport reste maniable et réactive.
La GTI Clubsport ne dispose pas d’un mode Race aussi poussé que la Golf R, mais elle est équipée d’un mode Nürburgring dédié. Avant de lever les yeux au ciel, sachez que ce mode est particulièrement adapté aux petites routes de campagne défoncées, avec un amortissement plus souple associé à une cartographie moteur plus précise.
Intérieur et technologie

- De véritables boutons physiques sur le volant…
- …mais toujours ces curseurs tactiles exaspérants sous l’écran central
- Quelques jolis détails spécifiques à la version Clubsport
Vous serez ravi d’apprendre que la GTI Clubsport a désormais abandonné ces boutons tactiles si agaçants au volant pour revenir à des boutons physiques traditionnels (contrairement à la nouvelle R). Des curseurs tactiles rétroéclairés et un écran d’infodivertissement central de 12,9 pouces nettement amélioré font également partie de la refonte de l’interface. La Clubsport se distingue par une sellerie unique en gris, noir et rouge, avec des garnitures en fibre de carbone également disponibles en option. Les modifications apportées au design de la GTI Clubsport ne s’arrêtent pas là, avec un diffuseur noir brillant, un spoiler agrandi emprunté à la R et des autocollants GTI Clubsport. En France, elle est proposée avec des jantes alliage ‘Queenstown’ de 19″. Des jantes forgées 19″ « Warmenau » sont disponibles en option à 1385 euros et réduisent les masses non suspendues.
Si le nom GTI Clubsport vous laisse penser qu’il s’agit de la prochaine voiture de course ou de l’alternative à la Type R, vous allez être déçu. Il s’agit plutôt d’une Golf GTI traditionnelle : une compacte, agréable à conduire et plus performante sur route que sur circuit.


















