Essai

UN ESSAI SIGNÉ OCTANE

Essai Bristol 450 Le Mans : Permis de reconstruire

David Shepherd
le
En cette période de centenaire des 24H du Mans, nous avons trouvé opportun de vous faire (re)découvrir cette réplique de Bristol 450 Le Mans qui a dominé sa catégorie lors de l'édition 1954. Oui, elle n'a pas un physique facile.
SOMMAIRE

Sacré palmarès

Le monde n’a pas vu cette forme très singulière depuis près de 70 ans. La dernière fois, c’était à la mi-juin 1954, en haut d’une colline de Filton, en ­Angleterre, lorsque trois Bristol Type 450 Saloons, sales mais victorieuses, furent alignées et garées devant le ­département compétition de la Bristol ­Aeroplane Company Car Division. Les Bristol avaient non seulement remporté la catégorie 2,0 litres au Mans, mais elles avaient également monopolisé le ­podium avec une ­première, une deuxième et une troisième places (septième, huitième et neuvième au classement ­général).

bristol type 450 050
Cette réplique rend hommage à la domination de Bristol dans sa catégorie aux 24h du Mans 1954.

C’était la première fois que l’Automobile Club de l’Ouest invitait trois Bristol à participer. Les nouvelles Type 450 Saloons ‘54 allaient faire leurs débuts aux Mans. En préparation pour la course, les voitures avaient bénéficié de quelques améliorations carrosserie et mécanique après leur série de records établis à Montlhéry : notamment une nouvelle peinture vert vif, un toit surélevé et le moteur Bristol Competition Engine (BCE) à 6 orifices d’admission.

Aux côtés de trois des pilotes d’usine de 1953 (Tommy Wisdom, Jack Fairman et Peter Wilson) se trouvaient quatre jeunes gens de l’équipe de course privée The ­Monkey Stable : Jim Mayers, Trevor Line, Mike Keen, ainsi que Micky Pople, le pilote de réserve Bristol.

bristol type 450 071

La recréation de voiture de course que vous voyez ici rend hommage à la 450 n° 33 de Tommy Wisdom et Jack Fairman, qui s’est classée deuxième dans sa catégorie et huitième au classement général. Fairman est le seul « Filton Flyer » à avoir participé aux six sorties en course du Département Compétition entre 1953 et 1955. Sous la supervision du chef d’équipe Vivian Selby, Bristol cultivait une réputation de présentation immaculée, d’efficacité tranquille, de bon travail d’équipe et de régularité en course. Au Mans, la n° 33, ainsi que ses sœurs, ont connue une course relativement tranquille, hormis le rythme précoce des Porsche 1,5 litre et des OSCA de la classe inférieure.

Toutefois, la pluie persistante et tous les fluides fuyant des différents moteurs ont recouvert la piste d’une bouillie qui l’a transformée en patinoire. Cela a fait des ravages chez les concurrents, mais les 450 ont réussi à éviter le chaos… Jusqu’à 45 minutes du drapeau à damier.

bristol type 450 074

En esquivant une autre voiture, Fairman a fait un tête-à-queue avec la n° 33 lors de son 253e passage au Tertre Rouge, tapant les deux côtés ainsi que l’avant, et perdant son phare de droite sur un talus. Malgré une carrosserie en sale état, Fairman est parvenu à rentrer aux stands où la voiture fut réparée en un peu plus de sept minutes. Pendant que les mécaniciens travaillaient, ­Wilson et Mayers (dans la n° 35) avaient pris la septième place de la n° 33. L’accident de Fairman est donc la seule tache dans le livre d’or de Bristol aux 24h du Mans 1954, l’équipe étant la seule cette année-là à faire passer la ligne d’arrivée à toutes ses voitures.

Une course terrifiante

bristol type 450 004

Malheureusement, Fairman et les autres ne sont plus parmi nous, mais Micky Pople fait exception. Il n’a pu être que le pilote de réserve après la perte de sa jambe gauche, au-dessous du genou, à l’armée : « Je n’aurais pas été autorisé à courir, parce que les médecins ne m’auraient pas laissé faire. Je pense qu’à l’époque, personne chez Bristol n’était au courant de ma jambe artificielle. Archie Scott Brown et moi devions voir le médecin à chaque fois avant de courir, et à Goodwood, en particulier, il disait « Pas encore vous deux, dégagez ! ». C’était mon pied d’embrayage, donc ça n’avait pas vraiment d’importance. »

Bien sûr, il est presque cruel de poser des questions à propos d’une course qui a eu lieu il y a près de 70 ans, mais certains souvenirs sont encore très clairs. « La 450 était bonne à conduire, mais conduire au Mans était ­effrayant, s’amuse Pople. Absolument terrifiant ! Vous pensiez ­aller vite, puis une Ferrari passait devant vous et vous faisait presque sortir de la route. C’était certainement la plus grande vitesse que j’avais atteinte jusqu’alors, environ 210 km/h. On en sortait tout tremblant ! Viv Selby a trouvé tout cela assez drôle, mais pas moi, j’étais mort de peur, comme tout le monde. »

La reconstruction

bristol type 450 153

Lors de la fermeture du Département Compétition, toutes les voitures, à l’exception de l’une d’entre elles alors en configuration ouverte Type 450C, ont été découpées, car rien ne devait pouvoir s’échapper et entacher la réputation de la Bristol Aeroplane Company (BAC). Cela a engendré une bonne part de mythe et de folklore sur la 450, et a donné lieu à de nombreuses réflexions jusqu’à la vente de la Bristol Special reconstruite par le spécialiste de la marque, Andrew Mitchell : « Olivier Boré est venu me voir parce qu’il voulait acheter la Bristol Special que j’avais construite auparavant, mais ça n’a pas marché. Il est parti et est revenu en disant : « Tu sais, Andrew, j’ai réfléchi : nous devrions construire quelque chose. J’aimerais construire quelque chose de mon cru : que dirais-tu de la 450 ? »

Olivier Boré, membre enthousiaste du Bristol Owners’ Club et de Bristol France, ajoute : « J’ai décidé de ­m’attaquer à ce projet, car je possédais déjà une 404. Sa forme aérodynamique était directement dérivée de celle de la 450, notamment les ailerons arrière. J’ai choisi la 450 de 1954 parce qu’elle est le coupé de course le plus emblématique de Bristol, tant sur le plan esthétique que sur le plan aérodynamique ».

bristol type 450 137

Andrew Mitchell ajoute : « Nous l’avons basée sur un châssis Bristol et cela a pris environ trois ans. Tout d’abord, nous avons démonté la voiture jusqu’au châssis, nous l’avons préparée, nous avons construit les trains roulants et nous avons fait fabriquer des roues spécialement par Turrino. Ensuite, nous avons obtenu autant de photos que possible et nous avons construit le châssis avec un moteur temporaire, afin de connaître nos dimensions. Une fois les dimensions et la position des sièges connues, nous les avons introduites dans le programme de modélisation 3D SolidWorks, avec l’aide de Stuart Brown. Stuart a utilisé les photos, les a introduites avec le châssis dans SolidWorks pour créer une image de synthèse de la voiture qui nous plaisait ».

Un gabarit en bois a ensuite été fabriqué, sa face inférieure a été découpée et fixée sur le châssis. Des panneaux de carrosserie en alliage ont été construits sur le gabarit, puis des rainures y ont été découpées pour permettre la fabrication d’un cadre en acier de type ­Superleggera pour supporter la carrosserie. Le gabarit a ensuite été retiré, le cadre fixé au châssis et peint, avant d’être isolé et de recevoir les panneaux. Puis la voiture de course a été peinte dans le vert correct, mais légèrement vieilli et mat. ­L’effet est renforcé par le fait que la voiture porte encore les traces de ses débuts récents sur la piste, comme celles d’origine, il y a tant d’années. Cela souligne également le fait que, techniquement, tout n’a pas été recréé sur cette reconstitution de course.

Au volant

bristol type 450 144
Les instruments sont dotés de casquettes individuelles.

En raison du toit bas, du volant rapproché et du châssis large, monter à bord demande des efforts et quelques jurons, mais une fois à l’intérieur, avec la porte contre l’épaule, on peut découvrir les petites touches d’époque. La tringlerie factice imite la boîte de vitesses transaxle de la 450, installée au sommet du tunnel de transmission en alliage laissé nu (Olivier préfère cela à de la moquette). Le tableau de bord flottant est rempli d’instruments surmontés de larges visières, dont un compte-tour Jaeger d’origine des 450 d’usine. Les interrupteurs sont étiquetés à la main, le porte-clés BAC est d’époque et le volant est en fait celui de la n° 33, la voiture de Wisdom/Fairman.

Bien que nous soyons reconnaissants à nos gracieux hôtes, Aerospace Bristol, de nous avoir permis d’utiliser leurs splendides hangars de la Grande Guerre, et de nous approcher au plus près possible de l’ancienne piste de Filton, l’envie de conduire ce bolide reconstitué est trop forte. Une fois qu’elle est démarrée et qu’elle roule, et malgré ses airs de voiture de science-fiction, la Bristol est en grande partie familière. Les passages de rapports sont légers et rapides, le moteur est fidèle à son type : il se comporte bien, se montre pointu et monte avec enthousiasme dans les tours. Les rapports de boîte, contrairement à ceux des 450 d’origine, sont bien espacés et facilitent les incursions dans la partie supérieure du compte-tours. La pédale de frein, lourde et presque inerte, qui actionne les disques sans assistance (et engendre une légère résonance de l’habitacle) évoque à basse vitesse la Bristol 404, lorsque, de manière inhabituelle, un doux bourdonnement provient du moteur à la place du cliquetis plus typique des poussoirs. La boîte de vitesses surmultipliée est légèrement bruyante et la suspension grince, mais c’est le six cylindres en ligne de 2,0 litres qui accapare le devant de la scène.

bristol type 450 040
Les influences aéronautiques sont les plus évidentes dans la queue de la Bristol. La carrosserie originale a été développée en soufflerie.

La Bristol attire beaucoup l’attention sur la route, et les rares personnes qui ne remarquent pas ce projectile bas (et très vert) sont rapidement tirées de leur somnolence par son raffut. Née sous la forme d’un vilain petit canard en 1953 (surnommé « le sapin de Noël volant »), la 450 s’est épanouie jusqu’à la 450C de 1955 à carrosserie ouverte et à la queue de cygne. Peut-être que je ne suis pas très objectif, mais en 1954, Bristol a réussi à combiner excentricité aérodynamique et bonheur esthétique. Elle ne ressemblait plus à un croisement entre une mini-serre de jardin et le casque de Dark Vador, comme la voiture de 1953. C’était la première Bristol à flirter avec le concept d’automobile joliment laide.

La direction n’a pas le comportement habituel des Bristol (où la démultiplication, le poids et les remontées d’informations sont merveilleusement calibrés), car le montage de pneus Dunlop Racing à carcasse diagonale rend l’essieu avant nerveux, presque hyperactif. Cela permet de comprendre pourquoi les Type 450 d’usine ont conservé la crémaillère de Morris Minor de l’ERA, car maîtriser une telle nervosité dans les courses d’endurance aurait été épuisant. Cependant, pour les ­besoins actuels sur les courses historiques, la Bristol se montre vive et c’est un vrai plaisir : le châssis, réglé par ­Nigel Rees, se faufile dans les virages, les courbes et les ronds-points avec peu de roulis, une neutralité merveilleuse, et un flux d’informations permanent échangé entre lui et vous.

Un moteur hurlant

bristol type 450 120

Le bloc de ce 2,0 litres Bristol de 135 ch est relativement standard, mais il est couronné d’une culasse BCE 450 à six conduits d’admissions et de trois carburateurs Weber à double-corps (au lieu des Solex, introuvables et fauteurs de troubles). Il s’agit en fait d’une réplique de la culasse à 12 conduits de 1954-55 (six étouffoirs, plus six orifices d’admission), qui a fait ses débuts au Mans et qui est surmontée de six reproductions de « redresseurs d’air » ­Kemish. Il s’agit de trompettes avec des cônes internes conçus par le mécanicien en chef adjoint du département des courses (et ancien élève de Bentley) Percy Kemish. Ils sont montés sur chaque étouffoir afin d’augmenter la puissance et de maintenir une bonne réponse de l’accélérateur en empêchant les coupures de carburant.

À l’autre extrémité, l’échappement est également spécial. À cause du châssis en « A », il suit un parcours inhabituel (depuis l’arrière du moteur, il contourne l’avant du bloc) et sa configuration est également unique. Comme l’explique Andrew Mitchell : « La plupart des moteurs Bristol ont un, deux et trois tubes primaires qui entrent dans un secondaire, puis quatre, cinq et six qui entrent dans un autre, et ces deux secondaires se rejoignent plus tard. Au lieu de cela, nous les avons connectés comme Bristol l’a fait lorsqu’ils ont fait tourner les moteurs 450 sur le banc. Ils étaient avant-gardistes : le premier tube est connecté au sixième, le deuxième au cinquième et le troisième au quatrième. Nous nous sommes retrouvés avec trois tubes secondaires au lieu de deux, ce qui fait que l’échappement est totalement différent de la normale, tout comme la sonorité ».

Si vous ne remarquez pas ce projectile bas (et vert), vous serez tiré de votre somnolence par son raffut

Les routes calmes offrent bien des occasions de presser ­l’accélérateur. Alors que le régime monte ou descend au rythme des claquements et des crépitements au lâcher de gaz, la pédale de frein musclée et l’accélérateur réactif ­invitent à des changements de vitesse au talon-pointe. Lorsque l’aiguille du compte-tours dépasse les 3 000 tr/min et que la note du moteur devient sérieuse, on commence à avoir des frissons. Sous le soleil, les reflets des instruments et des interrupteurs scintillent sur le pare-brise. Lorsque le ton monte et que le régime passe les 4 000, puis les 4 500 tr/min, ce bolide hurle de plaisir fou. Au-delà, il éclipse l’intensité des sirènes d’un Stuka !

Proche de la Bristol idéale

Pas étonnant que cette recréation ait reçu un accueil aussi chaleureux de la part des amateurs de Bristol. Boré et ­Mitchell ont conçu un hommage fantastique à cet aspect souvent négligé de l’histoire de la BAC. Certains pourraient regretter que cette reconstitution ne soit pas équipée d’une réplique du châssis tubulaire de 450, mais ce ne sont pas eux qui ont mis la main à la poche…

Mes pensées sont ailleurs… Avant la fermeture du département compétition en 1955, après un nouveau succès à Reims et un autre podium en classe 2,0 litres au Mans, le département avait envisagé de produire son propre modèle de route. La 450 a été évaluée, mais rapidement rejetée en raison de son châssis tubulaire, de sorte qu’un successeur de l’Arnolt-Bristol, le projet 225, a été planifié, mais finalement abandonné. ­Aujourd’hui, j’ai été au plus près de vivre ce que Bristol et le monde entier ont malheureusement manqué. 

Fiche technique

bristol type 450 127
La Bristol Aeroplane Company a développé ses bolides de course à partir des Formule 2 ERA Type G abandonnées.

Bristol Type 450 1954 recréation

Moteur 6 en ligne 1 971 cm3, 1 ACL, trois carburateurs Weber IDA
Puissance 135 ch à 6 000 tr/min 
Couple 191 Nm à 4 200 tr/min 
Transmission Manuelle à 4 rapports, propulsion
Direction Crémaillère
Suspensions Av : triangle supérieur, ressort à lames transversal, amortisseur télescopique, barre antiroulis. Ar : pont rigide, barres de torsion, amortisseurs télescopiques, parallélogramme de Watt  Freins Disques 
Poids 850 kg (estimé)
Vitesse maxi 190 km/h (estimée, selon rapport de pont) 
0 à 100 km/h 7”5 (estimé)

Partager la fiche

Nos dernières occasions
249 900 €
Ferrari Roma
Mise en circulation : octobre 2021
64 900 €
Porsche Macan GTS
Mise en circulation : février 2017
79 900 €
Porsche 911 (997) Turbo
Mise en circulation : mai 2007
79 900 €
BMW X4 M Compétition
Mise en circulation : novembre 2019
74 900 €
Porsche 981 Cayman GTS
Mise en circulation : novembre 2014
64 900 €
Porsche 928 GTS
Mise en circulation : juin 1992
307 900 €
McLaren 720S Spider
Mise en circulation : février 2019
69 900 €
Mercedes AMG A45 S
Mise en circulation : novembre 2019
67 900 €
Porsche 911 (996) 40 Jahre
Mise en circulation : février 2014
259 900 €
Porsche 911 (992) GT3
Mise en circulation : août 2021
294 900 €
McLaren 675LT Spider
Mise en circulation : mai 2017
220 000 €
Range Rover Sport P530 First Edition
Mise en circulation : mars 2023
452 900 €
Mercedes AMG GT Black Series
Mise en circulation : décembre 2021
279 900 €
Bentley Bentayga Hybrid 3.0 L
Mise en circulation : mai 2023
74 900 €
Lotus Esprit V8
Mise en circulation : novembre 2011
399 900 €
Lamborghini Huracan STO
Mise en circulation : octobre 2021
204 900 €
Mercedes AMG SL 63 4MATIC+
Mise en circulation : juillet 2023
134 900 €
Porsche 911 (991/1) Carrera 4 GTS
Mise en circulation : juillet 2015
334 900 €
Porsche 911 (997) Speedster
Mise en circulation : juillet 2011
479 900 €
Ferrari 296 GTS
Mise en circulation : juillet 2023
269 900 €
Porsche 718 Cayman GT4 RS
Mise en circulation : septembre 2022
239 900 €
Mercedes AMG GT R Pro
Mise en circulation : septembre 2019
134 900 €
Porsche 718 Cayman GTS 4.0
Mise en circulation : septembre 2022
164 900 €
Wiesmann GT MF4
Mise en circulation : novembre 2010
99 900 €
Ford Sierra RS Cosworth Groupe N
Mise en circulation : novembre 1986
329 900 €
Ferrari F8 Tributo
Mise en circulation : décembre 2020
21 900 €
Renault Clio 16S
Mise en circulation : décembre 1991
829 000 €
Lexus LFA
Mise en circulation : décembre 2014
1 195 000 €
Porsche Carrera GT
Mise en circulation : octobre 2004
399 000 €
Aston Martin Virage Volante 6.3 Widebody
Mise en circulation : mai 1997
114 800 €
Porsche Panamera 4S E-Hybrid
Mise en circulation : décembre 2020
239 900 €
Ferrari Portofino
Mise en circulation : juin 2019
314 900 €
Aston Martin DBX 707
Mise en circulation : octobre 2022
238 900 €
Porsche 911 (992) Carrera GTS Cabriolet
Mise en circulation : octobre 2022
54 900 €
Caterham 170 R
Mise en circulation : mars 2023
525 000 €
Aston Martin V12 Vantage 2023
Mise en circulation : mars 2023
312 900 €
McLaren 720S Spyder
Mise en circulation : juillet 2019
89 900 €
Lotus Exige 350 V6 Cup
Mise en circulation : décembre 2014
1 995 000 €
McLaren ELVA
Mise en circulation : juin 2023
249 900 €
Porsche 911 (991/2) GT3 RS
Mise en circulation : septembre 2019
Recevez les dernières actus

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription est confirmée.
SPORTIVES
D’OCCASION
249 900 €
Ferrari Roma
Mise en circulation : octobre 2021
64 900 €
Porsche Macan GTS
Mise en circulation : février 2017
79 900 €
Porsche 911 (997) Turbo
Mise en circulation : mai 2007
79 900 €
BMW X4 M Compétition
Mise en circulation : novembre 2019
74 900 €
Porsche 981 Cayman GTS
Mise en circulation : novembre 2014
64 900 €
Porsche 928 GTS
Mise en circulation : juin 1992
logo octane 500x280 1.png
NE MANQUEZ PAS LE PROCHAIN NUMÉRO
 VOUS AIMEREZ
AUSSI
lamborghini revuelto 2
Recevez les dernières actus

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription est confirmée.